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Infrastructure financière

  

   

 

 

Annonce:

CAPAF, le programme du CGAP de renforcement des capacités en Afrique francophone, prend fin le 31 janvier 2009. Sur ses 9 ans d’existence, CAPAF a collaboré avec 22 partenaires institutionnels et nombreux formateurs individuels dans 16 pays francophones pour offrir huit cours sur la gestion des IMF à plus de 7 000 personnes. Ces partenaires et formateurs sont maintenant autonomes et continuent à offrir les cours. Les activités coordonnées par CAPAF auparavant sont désormais reprises par l’équipe Afrique du CGAP basée à Washington et la représentante régionale pour l’Afrique francophone basée à Abidjan. Pour en savoir plus sur les partenaires de formation, les formateurs certifiés et les résultats obtenus par CAPAF/CGAP, cliquez ici.

 

 

Par infrastructure financière, le CGAP entend les systèmes de paiement, les centrales de risque publiques ou privées et les normes de publication de l’information liées à la transparence financière. Les agences du gouvernement, les acteurs du secteur privé, les associations professionnelles de banques ou IMF, ainsi que les prestataires de services financiers ont tous un rôle essentiel à jouer pour mettre en place l’infrastructure financière et garantir sa solidité.

De façon générale, les systèmes de paiements africains sont les moins développés mondialement. Les paiements en espèce sont majoritaires et les transactions inter bancaires dans les capitales peuvent prendre jusqu'à 45 jours dans certains cas extrêmes. Cependant au cours des trois dernières années 33 pays ont commencé, et dans certains cas terminé, le processus de modernisation de leur système de paiement. Cette modernisation passe notamment par la mise en place de chambres de compensation automatisées (CCA) et le règlement brut en temps réel (RBTR). Ces améliorations vont augmenter la vitesse et diminuer le coût des transactions financières.

Comme en Amérique du Nord ou en Europe, les grandes banques dominent et contrôlent l’accès aux systèmes de paiement. Les IMF se transformant ont découvert que l’agréement bancaire ne garanti pas l’accès aux systèmes nationaux de paiements. Quelques banques centrales commencent à développer des plateformes spéciales pour les plus petites banques afin qu’elles accèdent aux systèmes nationaux de paiements. Dans certains pays, des arrangements ont été accordés entre des IMF et des organismes faitiers ou des banques commerciales afin de leur favoriser l’accès au système de paiement national.

L’intégration régionale, plus particulièrement dans les régions CDAA (14 pays d’Afrique Australe), CEMAC (6 pays d’Afrique Centrale) et UEMOA (8 pays d’Afrique de l’Ouest) sont traditionnellement des forces qui encouragent la modernisation et l’intégration des systèmes de paiement et de règlement.

Mondialement les centrales de risques sont les moins développées en Afrique. Il existe plusieurs contraintes à leur développement. Certains pays ont un système d’identification nationale limité, et des efforts sont actuellement effectués pour reformer les systèmes d’identification afin de créer un seul identifiant pour chaque personne. Les lois de protection de la vie privée dans de nombreux pays interdisent le développement des centrales de risques privées et restreignent les centrales de risques publiques à partager l’information. D’autres barrières incluent la faible capacité des IMF à rapporter l’information financière et la reluctance et le manque d’expérience à travailler avec les centrales de risques.

Il y a une reconnaissance internationale croissante de l’importance des standards de comptabilité et d’audit dans plusieurs pays africains. Cependant, les corps nationaux de la profession comptable sont faibles et il y a un manque important de comptables qualifiés. En fin 2007, 15 pays avaient adoptés les Normes Internationales d’Information Financière (IFRS). Deux organisations régionales de comptables (ECSAFA et FIDEF) sont championnes de l’harmonisation et l’amélioration des standards. Cependant, le respect des normes reste un problème central aussi bien au niveau des entreprises que des IMF.

Renforcement de l’infrastructure de l’industrie
Dans le cadre des travaux que le CGAP mène à l’échelle mondiale dans le domaine de la transparence et de l’infrastructure industrielle, le CGAP s’emploie à fournir un appui aux établissements de détail et à promouvoir des normes d’efficacité plus rigoureuses. Ses activités comptent :

  • Collaboration continue avec les prestataires de services de formation pour assurer la diffusion des cours du CGAP et avec les associations professionnelles pour les publications
  • Recensement des systèmes de paiement, des centrales de risques et des normes comptables et d’audit en Afrique
  • Facilitation de séminaires d’audit pour améliorer les normes d’audit au niveau régional et national
  • Promotion du Prix de la Transparence
  • Articulation avec le Programme de Technologie du CGAP et ses expériences pilotes de services bancaires à distance

Vu dans la presse:

 

Documentation

Directives Relatives à la Publication de L’information Financière
Audit externe des institutions de microfinance, 1
Audit externe des institutions de microfinance, 2
Audit externe des institutions de icrofinance, Annexes
Publications sur la transparence financière

Ressources

Programme de renforcement des capacités en Afrique francophone (CAPAF)
Forum de Technologie 2008: améliorer l'accès aux services financiers
Systèmes des IMF
Initiative de Notation et d'Evaluation en Microfinance
Evaluation de performance et notation
Rapports de notation
Le MIX Market (en anglais)
Impact et performances sociales
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