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Les décideurs politiques africains se focalisent sur la microfinance Le 18 mars 2008, Yaoundé, Cameroun. Dans le contexte d'un intérêt frénétique pour les solutions réglementaires à la question de la bancarisation de masse, le Forum sur les politiques réglementaires de la microfinance en Afrique centrale commence aujourd'hui à Yaoundé. Durant deux jours et demi, les autorités régionales représentant 10 pays en Afrique Centrale - le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad, le Burundi, Madagascar, la République démocratique du Congo et le Rwanda - étudieront comment les politiques et les réglementations peuvent servir à améliorer l'accès aux services financiers des personnes à faible revenu de la région. En abordant des sujets tels que la réglementation et la supervision des coopératives et des mutuelles, la réduction des coûts des services financiers, les possibilités offertes par les nouvelles technologies bancaires pour atteindre les personnes non-bancarisées et la gestion de la protection de l'argent des personnes à faible revenu alors que la bancarisation s'accroît, le forum réunit des décideurs politiques de la région pour échanger leurs expériences sur l'évolution des opportunités pour augmenter l'accès à la microfinance par le biais de politiques efficaces. La microfinance a reçu beaucoup d'attention ces dernières années, surtout depuis que M. le Professeur Muhammed Yunus et la Grameen Bank se sont vus décernés le Prix Nobel de la Paix en 2006, et ont ainsi mis en exergue le rôle que jouent les services financiers en tant qu'outils de gestion dans la vie précaire des ménages en-dessous du seuil de pauvreté. Cependant, l'accès aux services financiers reste extrêmement limité en Afrique. « En Afrique sub-saharienne, seul un ménage sur cinq a accès à des services financiers formels, ce qui est un des taux les plus faible dans le monde.» a dit Jennifer Isern, qui dirige les activités du CGAP en Afrique. «Mais les possibilités sont énormes. Avec les bonnes politiques en place, et sur la base d'une croissance économique solide, de l'engagement des bailleurs de fonds, d'une forte culture de l'épargne et d'une gamme très diverse de prestataires de services financiers, l'Afrique est prête pour un accroissement important des services financiers. » Des innovations telles que l'utilisation de la téléphonie mobile et d'autres nouvelles technologies favorisant la délivrance de services financiers s'avèrent très prometteuses pour baisser les coûts des transactions. Ceci pourrait se traduire par une forte augmentation de la disponibilité de ces services à des millions de personnes à faible revenu, y compris en Afrique. « Les autorités politiques auront une influence critique sur l'avenir de la bancarisation de masse sur le continent », dit Mme Isern. « Les institutions financières ont besoin de cadres réglementaires qui encouragent la concurrence et de services novateurs dans des conditions transparentes. Surtout, les services doivent être viables d'un point de vue financier et opérationnel. Mais les autorités doivent également prendre en compte l'impact de ces régulations sur les personnes à faible revenu et s'assurer que celles-ci soient protégées. » Les besoins de transparence en matière de fixation des prix des services et d'éducation des consommateurs sont les sujets à la une pour les décideurs politiques en Afrique aujourd'hui. Ces sujets feront partie des discussions lors de la rencontre à Yaoundé durant les trois prochains jours, tandis que les décideurs se rassembleront pour prêter leur attention aux nouvelles opportunités sur le continent et donner leur soutien à la microfinance dans la région. Le Forum sur les politiques réglementaires de la microfinance en Afrique centrale est organisé par le CGAP, un pôle de référence pour le secteur de la microfinance logé au sein de la Banque Mondiale, en collaboration avec la BEAC et la Commission Bancaire de l'Afrique Centrale (COBAC), le cofinancement de la Commission européenne, et le soutien financier du Ministère des Affaires Etrangères (France), l'Agence Française de Développement, le Groupe des conseillers des Nations Unies, le partenariat Making Finance Work for Africa et FIRST Initiative. CGAP (Groupe consultatif pour l'assistance aux pauvres) constitue le pôle de référence mondial pour la promotion et l'avancement de la microfinance. Le CGAP fournit des services d'information, des conseils experts et des solutions innovatrices à l'industrie financière, aux gouvernements et aux investisseurs dans le but de développer l'accès aux services financiers des personnes à faible revenu dans le monde entier. Pour tout renseignement complémentaire : www.cgap.org ### | ||